des Sapeurs Pompiers .......aux Persévérants (de 1876 à 1948)

 

 

 

 

Article de Jacques BLIN paru dans l'Echo de Bricquebec n° 6 - décembre 1994 

 

 

L'Echo de Bricquebec - déc. 1994Les Sapeurs Pompiers utilisent déjà clairons et tambours pour avertir la population lors des sinistres ; ces instruments leur servent à communiquer, transmettre des messages ou des ordres aux intervenants. A l'image de l'armée, les Sapeurs Pompiers qui sont aussi  des militaires au début de leur création en 1811, constitutent d'abord des cliques(1), puis évoluent en complétant leurs instruments. On voit naître ainsi les fanfares ou orphéons(2), les batteries-fanfares(3), puis les harmonies(4) qui participent aux fêtes organisées dans les villes et les villages.

Une des premières fanfares de France est d'origine normande et a été créée à Louviers dans l'Eure, en 1831.

La Loi de 1875 intègre les Sapeurs Pompiers dans le domaine civil, sous la tutelle du ministère de l'intérieur. Prises en charge par les municipalités, les musiques des Sapeurs-Pompiers deviennent "musiques municipales".

Bricquebec n'échappe pas à la règle. La musique municipale est créée en 1876 sous l'impulsion du maire de l'époque, le docteur MABIRE. Celui-ci confie la baguette à Léon Malherbe. La "Musique Municipale" de Bricquebec se nomme alors "L'ORPHEON" et compte environ 20 musiciens.

L'Orphéon aura à sa tête quatre chefs :

Léon Malherbe,

Léonidas Lehieulle, originaire de Porbail, horloger à Bricquebec.

un troisième chef du nom de Nicole

puis enfin Louis Regnault, propriétaire, Chevalier du Mérite Agricole, qui abandonnera la baguette en 1908.

L'année 1908 verra une évolution importante de la musique municipale de Bricquebec avec l'arrivée d'un nouveau chef, Eugène VASCHE, qui va garder son poste pendant 40 ans. C'est cette même année que, avec l'installation de ce nouveau chef, la fanfare de Bricquebec prend le nom de "PERSEVERANTS".

Dès son arrivée à la direction de la fanfare qui totalise 15 personnes, Eugène VASCHE introduit les premiers saxophones.

Dans les années qui suivent, il remporte avec ses musiciens de nombreux succès :

  • 1908, concours de musique de La Haye du Puits,
  • 1909, concours de musique de Saint-Lô,
  • 1911, concours de musique de Vire,
  • 1913, premier prix d'éxécution au concours d'Isigny.

Pendant cette période, les persévérants continuent d'engager des volontaires et d'acquérir des instruments.

Leurs ressources proviennent de quêtes, déplacements dans le canton, recettes de concerts, cotisations des membres honoraires, intérêts de rentes et de placements, prix remportés dans les concours, subventions de la commune, etc...En 1912, LES PERSEVERANTS cotisent à la Fédération de Normandie.

En 1914, Eugène VASCHE prépare sa fanfare au concours de musique de Cherbourg qui aura lieu au mois d'août. Mais cet élan est malheureusement stoppé par la déclaration de la "Grande Guerre". LES PERSEVERANTS sont décimés ; 10 d'entre eux sont morts pour la France. Ce n'est qu'en juillet 1919 que le chef va reconstituer sa fanfare.

Eugène VASCHE forme de nouveaux élèves avec les anciens, rescapés de la guerre. Grâce à son énergie et sa persévérance, la nouvelle équipe reprend le rythme des activités d'antan et ne tarde pas à se distinguer : concert en mars 1920, sortie à Carteret le 30 août, concert le 14 novembre avec invitations d'artistes, location de piano, etc...fête Sainte Cécile le 28 novembre. Les participations aux fêtes du canton reprennent également ainsi qu'à celles de la Sainte Anne.

Le 28 novembre 1922, LES PERSEVERANTS obtiennent le premier prix d'honneur à Saint Servan sur Mer. Le 17 juin 1924, la fanfare est déclarée au Journal Officiel en temps que "Education Musicale Populaire".

Les concerts et les sorties se succèdent. Pas assez nombreux pour leurs différentes interventions, LES PERSEVERANTS font appel à des instrumentistes des sociétés voisines. Le 9 novembre 1925, ils participent à l'inauguration du monument aux morts de Bricquebec. A chaque occasion, ils accompagnent la société des artistes amateurs de Bricquebec dans leurs spectacles.

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